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    Oeuvre : étale Artiste : Juan...

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Etale

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Neuf

Oeuvre : étale

Artiste : Juan

Technique : photographie numérique

Format : 20cm x 60cm

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étale

Entre le jusant et l’étale de basse mer le photographe dispose d’environ une demi-heure pour immortaliser les empreintes laissées par le courant au moment où la mer se retire. Baigné de soleil, le sable encore humide laisse apparaitre sa beauté éclatante. Libéré pour un temps du remous des vagues, le banc sablonneux se transforme en un relief abandonné aux jeux d’ombres et de lumières, offrant au regard sa plastique éphémère jusqu’au prochain flux.

La photographie plasticienne est aussi vieille que la photographie elle-même. Qu’on songe au pictorialisme du XIXe siècle, qui voit le photographe tenter de rivaliser avec le peintre. Ou encore, à compter de 1915, inclinant du côté de l’expérience radicale, aux manipulations photographiques mémo­rables de Christian Schad ou de Man Ray. Si la photographie plasticienne se tient pour une large part et de manière durable à une mission proche de celle de la peinture classique, celle nommément, de l’illustration, elle n’en donne pas moins lieu aussi à une stratégie de l\'écart sémantique pouvant deve­nir une pratique en soi.

Comme l’écrit en 1922 László Moholy-Nagy, “nous n’avons jusqu’à présent utilisé cette activité d’enregistrement des phéno­mènes lumineux de l’appareil photographique que d’une façon indirecte, pour enregistrer la manière dont les objets absorbent ou reflètent la lumière. Si nous voulons opérer ici aussi un bouleversement, nous devons utiliser la photosensibilité de la plaque au bromure d’argent pour la réception et pour l’enregistrement des phénomènes lumineux que nous aurons produits nous-mêmes grâce à des dispositifs de miroirs et de lentilles”.